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Growth Hacking

Comment devenir Growth Hacker freelance ?

Le métier de growth hacker n’existait pas encore il y a quelques années. Et pourtant, ce profil est de plus en plus recherché par les startups, et même par les entreprises plus établies. En pleine évolution, facile à exercer en remote, le métier de growth hacker se prête très bien à une activité d’indépendant.
Mais comment se lancer comme growth hacker freelance ? On t’explique tout.

Qu’est-ce qu’un growth hacker ?

Si tu es ici, tu sais probablement ce qu’est le growth hacking, mais reprenons tout de même les bases.

Growth hacker, c’est plus qu’un métier : c’est un état d’esprit, qui consiste à utiliser tous les leviers digitaux possibles pour générer de la croissance rapidement, à moindre coût.

En tant que growth hacker, on maîtrise parfaitement tous les canaux d’acquisition marketing : SEO, inbound, outbound, publicité…

Mais il y a plusieurs points qui font la différence avec le marketing traditionnel :

  • Le growth hacking vise à générer une croissance rapide : croissance du trafic d’un site, croissance du nombre d’utilisateurs d’une plateforme…
  • Le growth hacker s’appuie sur la donnée pour optimiser en permanence le résultat de ses actions : ainsi, il ou elle passe son temps à tester, itérer, améliorer.
  • Le ou la growth hacker cherche à automatiser tout ce qui peut l’être, pour se concentrer sur l’analyse et l’optimisation.
  • Comme son nom l’indique, le growth hacking vise à “hacker”, c’est-à-dire “pirater” la croissance : on va donc aller chercher des moyens peu conventionnels pour décupler l’impact de ses actions.

Le growth hacking s’appuie sur de nombreuses méthodes et outils, dont le principal est le framework AARRR, qui se présente sous la forme d’un entonnoir et permet d’agir sur toutes les étapes de la croissance :

  • Acquisition : attirer des utilisateurs pour qu’ils découvrent ton site ou ton service
  • Activation : déclencher une action chez les utilisateurs (par exemple, s’inscrire sur une plateforme ou télécharger une app)
  • Rétention : fidéliser les utilisateurs, c’est-à-dire faire en sorte qu’ils utilisent réellement ton service et qu’ils reviennent sur ta plateforme
  • Référence : faire en sorte que tes utilisateurs recommandent ton service autour d’eux pour déclencher le cercle vertueux de la recommandation
  • Revenus : faire en sorte que les utilisateurs paient pour ton service et génèrent un revenu en croissance permanente
Framework AARRR

Les différents métiers du Growth

Avec le temps, le terme de growth hacker est devenu moins utilisé, et on parle désormais de différents métiers dans “le Growth” :

Growth Marketing

Le growth marketing a sa place dans tout type d’entreprise. Il se concentre moins que le growth hacking sur la mise en place de “hacks” visant à gérer une croissance ultra-rapide ; son objectif est de générer une croissance durable, il va donc chercher aussi à créer une marque forte et une expérience client optimale à toutes les étapes du parcours.

Growth Engineering

Le ou la growth engineer travaille main dans la main avec growth hacker et growth marketer. C’est un profil technique de développeur full-stack avec une orientation business. Là où le growth hacker est un bidouilleur capable d’utiliser toutes sortes d’outils nocode, le growth engineer va mettre les mains dans le code pour aller plus loin.

Head of Growth

Dans une startup déjà bien installée, le ou la Head of Growth manage une équipe pluridisciplinaire dévouée à la croissance de l’entreprise. Autant les autres profils exercent beaucoup en freelance, autant le métier de Head of Growth est le plus souvent internalisé.

Pourquoi devenir growth hacker freelance ?

Il y a de nombreux avantages à devenir growth hacker freelance.

Tout d’abord, les avantages habituels liés au travail indépendant : liberté, autonomie, possibilité de choisir son lieu de travail, ses horaires et ses missions…

Et puis, si on se débrouille bien, il est possible de générer un revenu plus confortable en freelance qu’en restant salarié.

C’est également un bon moyen de progresser plus rapidement en se frottant à des missions et des contextes variés.

Bien sûr, il y a aussi des inconvénients à être freelance, à commencer par l’insécurité. Ton revenu dépend de ton travail et de ta capacité à trouver des clients. Tu ne gagnes pas un salaire fixe chaque mois, et tu as intérêt à bien t’organiser. Tu n’as pas non plus les mêmes avantages qu’un salarié : mutuelle, prévoyance, retraite, chômage…

Quelle formation pour devenir growth hacker ?

Si tu souhaites devenir growth hacker freelance, tu te demandes peut-être si tu as l’expérience, la formation et les compétences suffisantes.

La plupart du temps, les growth hackers ont un profil généraliste : école de commerce, ingénieur, communication ou marketing.

Mais quel que soit ton background, sache qu’il n’y a pas de voie royale pour devenir growth hacker. Dans le growth, beaucoup de personnes se sont formées sur le tas, en lisant des livres, des articles, en regardant des tutoriels, et surtout, en expérimentant par elles-mêmes.

Ainsi, de nombreux growth hackers freelance se sont lancés après une première expérience en startup qui leur a permis de découvrir le métier sur le terrain.

Mais si tu n’as pas cette expérience, alors suivre une formation peut être un bon moyen de gagner en expertise et en confiance en toi. Il existe de nombreuses formations qui te permettront de devenir rapidement opérationnel et de combler tes lacunes.

Si tu cherches à te former à ton rythme, à rejoindre une communauté, et à bénéficier des retours d’expérience des meilleurs, alors la Growth Formation est peut-être faite pour toi !

Formation growth
Un aperçu des cours proposés dans la Growth Formation

Comment se lancer comme growth hacker freelance ?

Si tu es prêt à te lancer comme growth hacker freelance, il y a sans doute de nombreuses questions qui te taraudent.
Par où commencer ? Comment trouver tes premiers clients ? Comment créer ton entreprise ?
Voici nos meilleurs conseils.

Par où commencer ?

La première étape, c’est de te poser pour mettre au point ton projet. Growth hacker freelance, OK, mais pour qui ? Pour faire quoi ?

Réfléchis à ce que tu aimes faire et à tes expériences passées.

Tente d’identifier une niche que tu pourrais adresser : growth hacker pour les sites e-commerce ? pour les SaaS B2B ? Ou peut-être pour les associations à but non lucratif ?

Même si le growth hacking est par définition pluridisciplinaire, tu peux aussi choisir de te spécialiser dans un ou plusieurs domaines : l’optimisation des conversions, l’email outreach, ou encore les campagnes Google Ads.

N’aie pas peur de tester, quitte à faire évoluer ton positionnement. Après tout, le test and learn, c’est l’essence même du growth hacking.

Comment trouver tes premiers clients ?

Si tu te lances comme growth hacker freelance, l’acquisition, c’est ta spécialité.

Alors fais preuve de créativité et réfléchis aux meilleurs moyens de toucher tes cibles !

LinkedIn, email, communautés, inbound… Tu peux choisir une ou plusieurs approches pour ta génération de leads.

Mais pour démarrer, n’oublies pas que ton meilleur ami, c’est ton réseau professionnel et personnel.

Alors mets à jour ton profil LinkedIn, et contacte tes anciens collègues, clients, tes camarades de promo… C’est souvent comme ça que les freelances décrochent leurs premiers contrats.

Profil Linkedin
Aperçu du profil Linkedin de Jean-Bernard Siboni, growth hacker freelance. Jean-Bernard a optimisé ses photos, rajouté une vidéo de présentation et rajouté une description personnalisée.

Quel statut choisir en freelance ?

La dernière question, et pas la moins épineuse : comment choisir ton statut ? Microentreprise, EURL, SASU, portage salarial… pas facile de s’y retrouver.

Il existe de nombreuses ressources détaillées sur ce sujet sur internet, mais en résumé, voilà de quoi y voir plus clair.

Microentreprise : le choix de la simplicité

Le statut le plus simple et le plus avantageux pour être freelance, c’est la microentreprise. Les formalités administratives sont légères, la création d’une microentreprise est gratuite et le taux de charges sociales est très faible (24,6 % en comptant l’impôt sur le revenu, si tu optes pour le prélèvement libératoire).


Par contre, la protection sociale est limitée : pas de mutuelle, peu d’indemnisation en cas de maladie, retraite faible, et bien sûr, tu ne cotises pas au chômage. Ajoutons que, même si les formalités sont allégées, tu as tout de même des obligations légales : URSSAF, TVA, impôts… Tout doit être en ordre, alors si tu souffres de phobie administrative, fais-toi aider.

Portage salarial : le choix de la sécurité

En portage salarial, tu n’as pas à créer d’entreprise ou de structure : tu signes un contrat de travail en CDI avec une entreprise de portage, qui se charge de tous les aspects administratifs : facturer tes clients, recevoir les paiements, effectuer toutes les déclarations administratives. C’est toi qui fixes le salaire que tu veux recevoir, en fonction de ton chiffre d’affaires.


Tu bénéficies de tous les avantages d’un salarié : bulletin de salaire (pratique pour trouver un logement ou contracter un emprunt), mutuelle, prévoyance, assurance maladie et assurance retraite.


Cerise sur le gâteau : tu cotises à l’assurance chômage, ce qui te donne droit à une indemnisation chômage si tu mets fin à ton activité.
En échange, l’entreprise de portage prélève une commission sur ton chiffre d’affaires, en pourcentage ou au forfait. Tu dois ensuite déduire les cotisations sociales et patronales pour connaître ton salaire net.

EURL et SASU : pour les ambitieux

EURL et SASU sont deux statuts d’entreprises individuelles différents, mais qui ont un point commun : en EURL et en SASU, tu es gérant d’une “vraie” entreprise. C’est-à-dire que tu peux avoir des salariés et déduire tes frais professionnels. Mais tu as aussi des obligations plus fortes qu’en microentreprise (tenir une vraie comptabilité, par exemple : ce qui veut dire que tu dois faire appel à un comptable). Tu bénéficies d’une meilleure protection sociale, surtout en SASU ; mais en échange, tu payes plus de charges (entre 35 et 45 %). Ton chiffre d’affaires doit donc être plus important qu’en microentreprise, pour un même salaire à la fin du mois.

Une fois que tu auras choisi ton statut, ne tarde pas à te lancer !

En tant que Growth hacker, tu sais que le plus important, c’est de passer à l’action, tester, itérer… Sans oublier de prendre du plaisir !

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